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Les Chanteurs à Grenoble

La Fabuleuse Odyssée des 40 Chanteurs Montagnards
D’Alfred Roland

Les Chanteurs Montagnards d’Alfred Roland de Bagnères-de-Bigorre ayant été invité à participer au FESTIVAL EUROPÉEN DE CHŒURS D’HOMMES les samedi 19 et dimanche 20 mai 2018, dans les villes de Saint-Marcellin et Chatte en Isère, ont souhaité profiter de l’occasion pour se rendre sur la tombe d’Alfred Roland, leur fondateur (1797-1874) au cimetière de La Tronche dans la banlieue de Grenoble le lundi 21 mai.

En effet, car parmi tous les groupes de chant choral français, les Chanteurs Montagnards d'Alfred Roland de Bagnères-de-Bigorre occupent une place particulière par l'intérêt historique et l'ancienneté de leur création, en 1832, et par l'originalité et la qualité de leur répertoire.
Leur histoire est indissociable de celle d'Alfred Roland, leur fondateur et le compositeur des chœurs qu'ils interprètent...
De 1838 à 1854, à la tête de 40 chanteurs, Roland parcourt un extraordinaire périple dans toute l'Europe et le Proche-Orient. La troupe chantât devant tous les plus grands monarques de l’époque : Louis-Philippe, le Tsar, la Reine Victoria, le Sultan, Bernadotte, Napoléon III...
Leur succès est prodigieux : 8000 auditeurs sur les Champs-Élysées, 21 représentations à Londres, ils se produisent en Belgique, en Hollande, en Suède ; la Russie leur réserve un accueil sans précédent ; ils triomphent à Vienne, puis à Rome en 1842 où ils créent la messe solennelle, le 1er août, à Sainte-Marie des Anges, fête religieuse pour laquelle Roland a composé son œuvre capitale, une messe qui reste connue sous le nom de Messe de Rome. La haute société romaine a pu applaudir, au cours de nombreux concerts profanes, les Chanteurs qui font ensuite voile vers Naples, et enfin regagnent la France par Marseille.

Un nouveau tour de France remplira pour eux les années 1843 et 1844.
Chose curieuse, la troupe, au cours de cette deuxième tournée, se rapproche de Bagnères d'où elle est partie depuis cinq ans déjà : aucun des Montagnards ne manifeste le désir de revoir son foyer et ceux qu'il a laissés ! Peut-on s'en étonner quand on sait que ce second voyage à travers la France ne fut qu'une marche triomphale de la cohorte admirable et partout admirée ?
“A son aspect, dit un document du temps, tout s'animait : les cloches sonnaient à toute volée, les tambours battaient aux champs, les ateliers chômaient, les tribunaux étaient déserts et les marchés étaient suspendus ; les cultivateurs eux-mêmes quittaient leurs champs, les fonctionnaires leurs bureaux et les soldats leurs casernes.”
La troupe descend jusqu'à Jérusalem et Constantinople.

Le 17 juillet 1846, la troupe est à bord du Tancrède qui doit les rapatrier ; le 11 août, Notre-Dame de la Garde accueille son retour à Marseille.


Il y a plus de huit ans déjà que les voyageurs errent par les grandes routes et sur les mers du vieux monde. Aucun d'eux ne paraît las. Pourtant, celui qui les promena sous tant de cieux divers et qui les offrit à l'admiration de tant de peuples, Roland remontre à ses compagnons que leur but est atteint, leur mission accomplie et que l'heure du repos semble avoir sonné pour eux et pour lui. Sagement, il leur propose de les ramener à Bagnères où de chères affections, où leurs concitoyens orgueilleux de la gloire qu'ils viennent de moissonner, les attendent : tous repoussent la proposition de leur chef.
Roland se soumet. Et l'on repart pour huit années nouvelles. Mais la fortune s'est lassée de sourire à ces audacieux. Ils retrouvent, çà et là, leurs triomphes d'antan, mais ailleurs un public friand de nouveautés se montre moins empressé, parfois indifférent, sinon hostile. Les recettes diminuent, les difficultés augmentent. Ils continuent quand même.
Le 29 septembre 1854, ils chantent, à Boulogne, devant l'Empereur et l'Impératrice qui les récompensent généreusement.

Ils passent en Belgique, puis retournent en Angleterre avec le dessein de parcourir, cette fois, tout le pays. Mais la fatigue, décidément, est venue. L'indiscipline s'est glissée dans les rangs de cette phalange naguère si unie et si docile, Roland perd courage. Il rentre à Paris et, de là, écrit à ses “ chers élèves ” une lettre affectueuse, un peu triste, par laquelle il leur rend leur liberté.
 La grande odyssée rolanesque a pris fin.

En 1854, Alfred Roland, presque sexagénaire, mais toujours alerte et vaillant, songe pourtant à choisir une retraite. Va-t-il revenir à Bagnères ? Ah ! S’il n'écoutait que son cœur !... Mais il le sait, par le rapport d'amis fidèles qui n'ont pas cessé de correspondre avec lui, il sait que sa popularité a singulièrement décru, là-bas, au cours des dernières années. Cruel exemple – et non point unique, hélas ! - de l'ingratitude qui paie d'oubli l'homme dont la renommée a rejailli sur tout un pays.

Faut-il croire que les calomnies colportées par quelques envieux de la personnalité et de l'œuvre de Roland avaient su trouver audience auprès de ses compatriotes d'adoption ? Ceux-ci avaient-ils donc si tôt perdu le souvenir, non seulement de sa gloire, mais de ses bienfaits ?
Quoiqu'il en soit, Alfred Roland n'osa pas revoir de sitôt ses Pyrénées ; mais, pour en retrouver l'image aussi ressemblante que possible, c'est à Grenoble qu'il alla se fixer.

Sa formidable activité devait s'y ralentir à peine. Si l'on songe qu'il a laissé plus de cinq cent compositions diverses, on comprendra qu'une retraite, pour cet homme infatigable, ne pouvait être que féconde.
Dès son arrivée à Grenoble, en effet, il reprend sa propagande en faveur de la musique populaire et religieuse, forme et dirige lui-même un orphéon de jeunes filles, donne l'essor à cinq autres Sociétés de chanteurs. Tous ces choristes se réunissent, en 1868, pour célébrer la patronne de l'harmonie en exécutant un nouvel Hymne à Sainte Cécile qui vaut à son auteur les acclamations des Grenoblois.

Un moment, Alfred Roland ne rêve-t-il pas de recommencer avec son « Orphéon des Quarante Demoiselles » ses aventureux voyages ?
Un prêtre, devenu son confident, l'abbé Carra, le dissuade heureusement de réaliser ce dessein audacieux.


Les années s'écoulent. Dans son exil dauphinois, le grand artiste conserve jalousement les souvenirs de l'inoubliable odyssée, et, notamment, et surtout la « Sainte Bannière des Quarante Chanteurs Montagnards », avec ses reliques. Il exprime le désir d'en faire don à l'ingrate Bagnères et s'ouvre de ce projet à l'abbé Billère, alors curé de Saint-Vincent (l’église de Bagnères) et qui deviendra plus tard l'évêque de Tarbes. Ce dernier, fervent admirateur du Poète-Musicien, accepte avec empressement sa proposition et, d'accord avec quelques amis, décide qu'une fête solennelle sera célébrée pour recevoir le précieux legs qui parvient en gare de Bagnères le 8 mars 1874.
O miracle ! Toute la population de la ville et des vallées accourt pour lui faire accueil. Quelques-uns des anciens compagnons de Roland sont là. L'un d'eux saisit la hampe du glorieux emblème et tous, comme autrefois, tête nue, entonnent L'Hymne à la Sainte Bannière.
L'émotion est indescriptible. La foule délire, les vieux Chanteurs pleurent. Suivis de la multitude enthousiaste, ils transportent leur drapeau jusqu'à la maison de l'avocat et ancien maire Ariste Pambrun : « je reçois, s'écrie celui-ci, je reçois ce dépôt sacré jusqu'au jour où votre digne chef viendra parmi nous le reprendre et le placer dans le lieu saint qu'il lui destine ! ».
Sans aucun retard, on mande à Roland le récit de cette touchante manifestation, bien faite pour dissiper ses craintes et le venger de ses amertumes.
 Mais le coup est trop violent pour l'âme sensible du vieillard (77ans) :
cinq jours après, le 13 mars 1874, il meurt, - il meurt de joie !

Pendant ce temps, à Bagnères en 1868, une nouvelle société des Chanteurs Montagnards de Bagnères-de-Bigorre naît sous l'impulsion de Jean-Pierre Pécondom (1810-1871), Jean-Pierre et Louis Fages, avec la bénédiction à distance d'Alfred Roland à Grenoble. L'initiative ne prendra pas racine et végète jusqu'après 1870.
Et la ville de Bagnères-de-Bigorre commence à reconnaître l'œuvre et la personne d'Alfred Roland, lui attribuant un nom de rue en 1876.
L'éparpillement général des anciens et nouveaux chanteurs montagnards encore sur les routes, et à Bagnères, s'achève officiellement en 1882.
Théo Bouget (1858-1934), admirateur de Roland, reforme alors une importante société de Chanteurs Montagnards selon les principes artistiques originels, et composée d'ouvriers de la ville. Il en sera le directeur jusqu'en 1919. Mais les grandes tournées sont terminées, seuls des voyages ponctuels s'organisent. Théo Bouget, avec l'Harmonie Bagnéraise, contribue à l’érection de la statue d'Alfred Roland sur la place principale des Coustous, réalisée par le sculpteur Jean Escoula et inaugurée le 3 septembre 1899. Les commémorations et célébrations autour du père spirituel et lyrique des Chanteurs se multiplieront, confirmant l'importance de son apport dans la ville.
Mais il devra faire face lui aussi à des dissensions et des orphéons locaux concurrents : Un autre groupe crée par François Dabat, le Bargatory Mountagnol, existe de 1906 à 1913, pour se fondre ensuite avec les Chanteurs Montagnards de Théo Bouget. 
Dès lors, la stabilité et l'entente s'instaureront : de 1920 à 1931, les Chanteurs sont dirigés par François Dabat, Louis Lacome puis Marcel Carrère.
S'ouvrira ensuite la longue et prospère période de la direction de Marcel Dubau (1900-1987), jusqu'en 1973 !
Et l'ère moderne ne démentira pas la continuation de cette toujours bien vivante institution bagnéraise avec comme directeurs successifs Suzy Cheyssac, Dominique Brousse, Daniel Bardaji, Alain Naves, Pierre Laguerre depuis 2011.

180ème anniversaire
Des Chanteurs Montagnards d'Alfred Roland

1832 - 2012

Depuis leur création à Bagnères-de-Bigorre en 1832 par Alfred Roland, les Chanteurs Montagnards ont été maintes fois célèbres. Par la ville elle-même puisque la " société " est toujours vivace et que les Chanteurs l'honorent chaque année notamment par la traditionnelle fête du 15 août.

En 2012, ce sont les 180 ans de cet orphéon, le premier du genre, qui sont fêtés.

Une nouvelle occasion de retracer - et ce n'est pas inutile - l'histoire de l'extraordinaire odyssée d'Alfred Roland et de ses 40 Chanteurs Montagnards qui parcoururent le monde de 1838 à 1854. Une histoire digne d'un scénario de film d'aventure, à une époque où voyager relève de l'aventure et de l'exploit.

La musique et l'art vocal constituaient pour ces bagnérais d'origine populaire un formidable moyen d'ouverture au monde, d'émancipation sociale, et surtout de liberté.

Dans le sillage des Chanteurs Montagnards, les chorales profanes et adultes de ce type font école et se développent un peu partout.
A travers les ans, la vieille " société " perdure à Bagnères, suscitant sans cesse dans ses rangs de nouvelles carrières lyriques nationales et internationales, parfois de très haut niveau. Telles celles de Sarniguet, Louis Lacome, Edmond Fourcade, Marcelin Duclos, et, plus près de nous, du ténor Tony Poncet...

Une partie du contenu de cet article est tiré de la brochure éditée par la Médiathèque Municipale de Bagnères-de-Bigorre à l'occasion de l'exposition sur le 180ème anniversaire des 40 Chanteurs Montagnards d'Alfred Roland du 30 juin au 16 septembre 2012.
Les textes sur Alfred Roland et sur l'aventure des Chanteurs Montagnards de 1832 à 1854 sont extraits de : l'ouvrage récit d'Édouard Dulac,
La prodigieuse odyssée d'Alfred Roland et des quarante Chanteurs Montagnards,
Pau : Éditions de Pau-Pyrénées, 1920.

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